C’était la dernière du Prix Transfrontalier de la Nouvelle Brève après 20 années d’existence. In extremis pour en faire partie et figurer dans le recueil collectif édité à cette occasion par les Editions de la Vignaubière. J’ai ce bonheur avec ma nouvelle Mao.
Le monde était n’importe quoi et ça se voyait. À dix-neuf heures pétantes, Lévy est parti laissant esseulés une dizaine de ses groupies en tailleurs et costumes sombres. Ils ont continué à discuter entre eux – mais de quoi pouvaient-ils parler ?
Ma nouvelle Deux vies secrètes vient de paraître dans Leitmotive, recueil collectif, chez Jacques Flament Editions. Extrait : Vincent se leva. Enfila sa chemise sans la boutonner. S’accouda à la barre d’appui de la fenêtre et plongea la tête dehors. Le vent était d’une chaleur de brioche. Il cligna des yeux. Il était épuisé mais [...]
« Un œil anonyme. / Un œil qui pourrait / être le tien. » ainsi commence L’oeil de Thomas Pourchayre, long et prenant poème doublement métaphorique.
La préface de Marie Desplechin est à la hauteur de cette intégrale des nouvelles de Katherine Mansfield, vibrante de sensibilité, profonde sans certitude, piquante de justesse… Son évocation de la poussière à propos de l’écriture de Katherine Mansfield l’une des plus belles métaphores de la littérature qui soit : « Je progressais dans ma lecture, séduite et abandonnée illico, sans parvenir à fixer le souvenir de ce que je venais de lire. J’avançais dans un brouillard d’impressions, dissipées aussitôt qu’approchées, et j’ai longtemps pensé qu’il m’en restait peu de choses. De la poussière. »
Nous étions enfants et ne comprenions rien à çà : l’argent !
Elle s’appelait Syrinx…
– …elle était belle, très belle. Presqu’autant que ta femme… Presque ! (Merk regarde Nikita qui nage) En ce temps-là – c’était bien avant Jésus – tout était mélangé : les dieux, les animaux, les hommes… des centaures, des demi-dieux, des sphinx, des minotaures…
Gary est laid. Crâne rasé et front bas, des yeux énormes de mouche, des épaules de hauteurs différentes, un torse de catcheur et un ventre bombé, mais sans graisse, que du muscle et, contredisant son torse, des jambes malingres, si poilues qu’elles en sont noires… on dirait les pattes des chèvres naines du zoo de Vincennes.
Il se désappe, largue son Armani, ses crocos Talaria et son slip Calvin Klein. Nu, il va mater son torse dans le rétro : il a horreur des poils et se fait épiler des épaules au pubis dans un salon pour femmes. Satisfait, il se la joue Tarzan à coup de poings sur sa poitrine. C’est bon de se sentir beau et fort comme un dieu. Surtout pour ce qu’il est venu faire ici.
Il se passe quelque chose quand le groupe de quatre slameurs lyonnais La Tribut du Verbe est sur scène. Punch, qualité d’écriture, sens de la mise en scène.