Auteurs de Midi-Pyrénées : une formation web les 1 et 2 décembre pour vous

J’animerai 2 ateliers « Être présent sur le web » les 1er et 2 décembre à Toulouse pour les auteurs de Midi-Pyrénées à la demande du Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées.

Objectif : développer sa présence web pour chacun des 8 écrivains, illustrateurs, traducteurs, scénaristes ou dessinateurs participant à l’un de ces deux ateliers.

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L’outil de création de site WordPress que vous apprendrez à utiliser

Chacun des stagiaires travaillera sur son propre projet de présence web.

Il partira de la définition de ses propres mots-clefs pour lesquels il veut être bien positionné dans Google (si possible premier dans quelques mois). Il apprendra comment créer lui-même son propre site web en utilisant des outils gratuits ou très peu coûteux (nous utiliserons WordPress). Il l’habillera avec un thème graphique de qualité et un menu de navigation correspondant à son projet artistique et à la mise en avant de son offre. Enfin, il coordonnera ce site avec sa présence sur les réseaux sociaux en affinant ses profils sociaux.

Cette journée très pratique et individualisée (chacun travaillant sur son projet) sera prolongée d’un suivi à distance durant les 2 mois suivants.

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Le site de l’auteur Frédérique Martin créé avec WordPress

Un exemple de site web d’auteur est celui de Frédérique Martin, réalisé avec elle depuis 2008. Bien sûr, il n’est pas question en une journée de construire un site contenant autant de matière et  une structure aussi élaborée. Par contre, vous apprendrez le 1er ou le 2 décembre à en jeter l’ossature pour continuer ensuite par vous-même, avec ou sans l’aide d’un webmaster professionnel.

Je suis également le créateur du site web Lyon-visite.info recevant entre 500 et 1000 visiteurs par jour, bien référencé dans Google sur des mots-clefs tels que “Visiter Lyon”, “Lyon en 2 jours”, “visite guidée fête des lumières”.

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Les 1 ou 2 décembre 2014 à Toulouse, formation finançable par l’Afdas.

Téléchargez le programme complet

Consultez les conditions et le tarif

 

3 outils pour détecter ses répétitions

Détection de répétitions dans un texteHonteux des textes criblés de surlignages revenant de ma relectrice préférée (elle se reconnaîtra), je me suis demandé si, comme il existe des correcteurs orthographiques et grammaticaux, il existait des correcteurs de répétitions. J’ai trouvé plusieurs outils. Je les ai testés avec un texte court publié ici en juillet, La muselière et avec un recueil de nouvelles de plus de 200.000 signes.

Le détecteur de répétitions de Fifokaswiti

Fifokaswiti est un geek littéraire ou un littéraire informaticien. J’espère qu’il ne m’en voudra pas de le cataloguer ainsi… J’en suis ! Or donc, Fifo (l’acronyme fifo a son importance en informatique) s’est emparé du problème de la répétition et a concocté un logiciel utilisable directement sur son site fifokaswiti.info à cette adresse :

http://fifokaswiti.info/pleo/pleo.py

Dans votre traitement de texte (Libre Office, Open Office, Word, etc.) vous copiez le texte à passer à la moulinette. Vous le collez dans la fenêtre de Fifokaswiti. Vous cliquez sur Envoyer et hop…

Détection de répétitions dans un texte avec l'outil de Fifokaswiti

Les mots répétés – y compris leurs déclinaisons – sont surlignés dans des couleurs allant du rouge au vert très clair. Plus ils sont répétés ou plus ils sont proches et plus la couleur tire sur le rouge. La distance pour qu’il y ait répétition est réglable.

Avantages de l’outil : gratuit, utilisable depuis n’importe quel ordinateur connecté à Internet, fait aussi apparaître les noms propres (personnages, pays, villes, marques commerciales, etc.).

Répétition Detector de Nicolas Gadenne

Nicolas Gadenne est quant à lui développeur de jeux vidéos. Le nom qu’il a choisi pour son logiciel sonne d’ailleurs un peu comme un titre de jeu. Répétition Detector ne s’utilise pas en ligne mais se télécharge et s’installe dans votre ordinateur (nécessite Windows) :

http://www.gaddy.fr/repetitiondetector/

Il s’utilise aussi simplement que l’outil de Fifokaswiti et est un peu plus riche. Il permet notamment de retirer de l’analyse de répétition les mots de son choix.

Le détecteur de répétitions "Detector repetition"

Ses avantages : gratuit, adaptable.

Ses limitations : pas de version Mac et Linux.

Le détecteur pour Mac de Jean-Claude Dunyach

Jean-Claude Dunyach, auteur de romans, de nouvelles et de chansons et ingénieur chez Airbus, a créé un outil d’analyse de textes pour Mac. En plus de la détection des répétitions, il traque les erreurs de typographie et de ponctuations.

http://jean-claude.dunyach.pagesperso-orange.fr/Programmes%20Macintosh.html

Je n’ai pas (encore) essayé cet outil.

Impression globale sur l’usage de ces outils…

Ces outils fonctionnent bien. Sont très simples d’usage. Rapides. Donnent d’assez bons résultats. Y compris sur des textes contenant de l’argot ou du français hors dictionnaire.

Leur principale limitation me semble être le bruit dans leurs résultats. Il faut en effet trier les répétitions volontaires des véritables répétitions à corriger.

Autres limitations : la non détection de répétitions de formes trop éloignées d’un même mot et des assonances.

… mais ces outils de détection de répétition sont-ils réellement utiles ?

Je leur vois deux usages pratiques :

  • au début de la dernière passe (la passe avant envoi) sur un texte pour détecter très vite les principaux problèmes, par exemple et au hasard, les “comme” ;
  • après une reprise d’un texte déjà finalisé, situation où il est fréquent en corrigeant localement de réintroduire des  répétitions.

Et un usage didactique :

  • ils permettent de se rendre compte avec un oeil non subjectif de ce que voit un autre lecteur que soi-même.

OK, si l’on prétend écrire pour être lu, que ce soit de la fiction ou n’importe quoi d’autre, on devrait ne commettre ni faute d’orthographe, ni de grammaire… et pour les répétitions on devrait avoir l’oeil américain… On devrait…

Une carte de cinéma

Si vous aimez à la fois le cinéma et les atlas, les mappemondes, les cartes, les plans de métro alors vous allez adorer cette carte des 250 meilleurs films de tous les temps publiée en juillet sur le passionnant blog de passionnés du cinéma Vodkaster.

Réalisée par David Honnorat, un fou de cinéma et (entre autre) webmaster de Vodkaster sous la forme d’un plan de métro, elle utilise la base de données de films IMDb et la sélection de ses utilisateurs dans cette base. David Honnorat y a tracé 20 lignes, chacun de ces 250 films étant une station : chefs d’oeuvres de tous les temps, comédies, drames, SF, horreur, etc.

250meilleurs-filmsLa carte des 250 meilleurs fils de tous les temps, David Honnorat, Vodkaster

Je me suis pris à rêver d’une même carte pour les livres. Elle serait l’objet bien sûr de furieux débats comme celle de David Honnorat. Peut-être existe-t-elle déjà ? Sinon, elle aurait pu être basée sur l’excellent site zazieweb mille fois hélas en pause (si vous dirigez un fonds de pension américain ou helvète, contactez Isabelle, sa fondatrice) ou sur le réseau social de passionnés de bouquins et de partage de bibliothèques et de livres LibraryThing.

Vous pouvez télécharger le PDF de la carte ici.

Google, grosse paresse et pensée profonde

Stimulant article au titre réduc’ et provoc’ que cet Internet et Google vont-ils finir par nous abrutir ?, traduit par des bénévoles (dans une démarche open source) d’un article américain, Is Google Making Us Stupid ?, repris par Le Monde et donc cautionné et porté à un plus large public.

En gros, l’article pose cette question : Sommes-nous encore capable d’avoir une pensée profonde ?

Visuel DR Lignesdevie

L’article pointe l’incapacité de nombreux convertis à Internet à désormais lire des livres, fascinés qu’ils sont par le butinage, le surf, l’absorption dans les réseaux sociaux, etc.

Internet empêcherait donc de penser.

Bon, posons-nous et appuyons sur REWIND… Remontons au moment où nous étions écolier, collégien, lycéen, voire étudiant… avant Internet pour la plupart d’entre nous. Etions-nous davantage capable de nous concentrer ? de ne pas zapper dans une BD, un bouquin, la télé, un glandage quelconque au lieu de bosser, réviser, travailler ?

Idem pour ceux d’entre nous qui exercent une profession intellectuelle, a priori des pros de la pensée profonde. Ecrire un rapport, une étude, un article, une fiction, etc. demande de la concentration, de ne pas se lever toutes les dix minutes pour aller boire un verre d’eau (ou d’autre chose), lire le journal, écouter en même temps la radio, etc. a fortiori lire son courrier électronique, son Twitter, son Facebook and co.

Avoir une pensée profonde, en fait,  – ce que ne dit pas cet article – c’est travailler, se coller à son clavier, à sa souris, écrire, dessiner, concevoir, rédiger, etc. Et c’est dur, cela exige de s’y mettre à fond, de ne rien faire d’autre.

Soyons honnêtes (moi le premier), Internet et ses avatars Google, Facebook, iPhone n’ont rien à voir dans le fait d’avoir ou non une pensée profonde. Ils sont seulement des prétextes en plus de tous les autres prétextes pour ne pas me mettre au travail lorsque je manque de courage… ou, lorsque j’ai réussi à m’y mettre, pour m’accorder une petite pause.

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