acheter

acheter des packs d’eau des Alpes pour livraison à domicile
un scanner photo sur Le Bon Coin
des cartes de visite en promotion
un billet en tribune d’honneur pour France-Argentine
une formation en anglais chez Wall Street Intitute
des billets coupe-file pour le Salon du chocolat
des tenues de camouflage pour les week-ends à la campagne
.
Paris, ligne 8

Voix : Florence — En arrière-plan : Jean-Luc Mélenchon interviewé dimanche 23 novembre par Marc Fauvelle sur France Inter dans Tous Politiques


Les poèmes de métro publiés ici sont regroupés sur le tag poemes-de-metro

La forme Poèmes de métro a été inventée par Jacques Jouet, membre de l’Oulipo.

Lieux parisiens de Voyage de noces de Patrick Modiano

Voyage de noces, Patrick Modiano, prix Nobel 2014 — Lieux
Relevé des principaux lieux parisiens de “Voyage de noces” de Patrick Modiano, prix Nobel 2014 — Il aurait fallu aussi relever les lieux du roman sur la Côte d’Azur et à Milan. Et les doter d’une troisième dimension “temps”.

Télécharger ce même plan en grand format 2334 × 1558

Rue Spontini

Une voix de femme m’a dit « qu’on n’avait pas vu M. Rigaud depuis longtemps ». Est-ce que je pouvais lui écrire ? « Si vous voulez, Monsieur. Je ne vous garantis rien. » Alors, je lui ai demandé l’adresse de KLÉBER 83–85. C’était un immeuble d’appartements meublés, rue Spontini.

20, boulevard Soult

Je me suis contenté de m’asseoir sur le banc, à la hauteur du numéro 20. Les lampadaires se sont allumés. Je ne quittais pas des yeux la façade de l’immeuble, et l’entrée de l’allée latérale. Au premier étage, une seule fenêtre était éclairée maintenant, ses deux battants ouverts à cause de la chaleur. Quelqu’un habitait ce petit appartement que j’imaginais composé de deux pièces vides. Rigaud ?

Hôtel Dodds, Porte Dorée

J’avais donc prévu de changer d’hôtel tous les huit jours et de les choisir dans ces quartiers périphériques de Paris que je fréquentais autrefois. Du Dodds, porte Dorée, je comptais me transporter à l’hôtel Fieve, avenue Simon-Bolivar. Je devais partir ce soir mais je n’ai pas demandé ma note. Moi qui avais parcouru tant de kilomètres entre les divers continents, la perspective d’un trajet en métro de la porte Dorée aux Buttes-Chaumont m’a fait peur.

3, rue de Tilsitt

En tout cas, le 3 de la rue de Tilsitt avait été le domicile de la mère de Rigaud, et l’endroit où Rigaud habitait au moment où il avait fait la connaissance d’Ingrid : elle m’avait dit sa surprise quand Rigaud l’avait emmenée dans cet appartement où il vivait seul, pour quelques semaines encore, et le sentiment de sécurité que lui avaient inspiré les meubles anciens, les tapis qui étouffaient les pas, les tableaux, les lustres, les boiseries, les rideaux de soie et le jardin d’hiver…

La cité Véron

J’ai profité du 14 juillet pour me glisser dans notre appartement de la cité Véron sans attirer l’attention de personne. J’ai emprunté l’escalier qu’on n’emploie plus, derrière le Moulin-Rouge. Au troisième étage, la porte donne accès à un cagibi. Avant mon faux départ pour Rio de Janeiro, j’avais pris la clé de cette porte – une vieille clé Bricard dont Annette ne soupçonne pas l’existence – et laissé ostensiblement sur ma table de nuit la seule clé qu’elle connaisse, celle de la porte principale de l’appartement.

et aussi

  • Zoo de Vincennes, Rocher au Chamois, le narrateur s’assied face au lac Daumesnil.
  • Rue Jouffroy, l’agence de voyage, où le narrateur achète un billet d’avion pour Milan aller-retour.
  • Rue de Rivoli, un grand hôtel où le narrateur entre, ayant « éprouvé le besoin de téléphoner à KLÉBER 83-85. »
  • Rue du Faubourg Saint-Honoré, L., une illustre maison de couture où Annette fut modèle.
  • 19 Rue de l’Atlas, où enfant habitait Ingrid avec son père
  • Rue d’Armaillé, le restaurant Chez Moitry
  • Rue Championnet, l’hôtel  où a résidé le narrateur avec Annette, « cet hiver du début des années soixante, où il a fait si froid à Paris »
  • 39 Boulevard Ornano où réside le père d’Ingrid quand il publie une annonce la recherchant.
  • Avenue Duquesne, l’appartement de Cavanaugh, l’amant d’Annette et le collègue du narrateur.

.

Voyage de noces, Patrick Modiano, éditions Gallimard, 1990

Les citations ci-dessus sont tirées de la version électronique au format ePub que l’on peut se procurer par exemple chez Decitre au prix de 5,99€.

Pourquoi pourquoi l’origine du langage

Bernard Victorri – L’origine du langage from O·H·N·K on Vimeo.

À supposer que Bernard Victorri, directeur de recherches au CNRS, dont la conférence de vulgarisation scientifique L’origine du langage a été publiée hier par Le Monde ait fait un jogging ce dimanche matin vers dix heures quinze au Parc de la Tête d’Or à Lyon, plus précisément dans les environs de l’entrée du côté boulevard des Belges, le seizième arrondissement lyonnais, mais cela n’a rien à voir avec les origines du langage, il aurait entendu un garçon de quatre ou cinq ans poser en pédalant des questions à son père, d’abord sur les raisons du décès du frère de son grand-père à l’âge d’un an, « Il avait de l’eau dans le cerveau, a dit le père, ce serait maintenant on pourrait le soigner » puis sur le cerveau lui-même ce qui aurait pu amener un sourire amusé sur le visage en sueur de Bernard Victorri repensant à son argumentation en trois points solidement étayés, à savoir la capacité des langues humaines à emboîter des phrases les unes dans les autres, à dérouler dans une même phrase des événements situés dans des temps différents et enfin à nuancer des assertions, trois arguments qu’au terme de sa conférence il a ramassé dans la supposition que les langues serviraient à l’humanité à raconter des histoires et, tout en courant à petites foulées économes sur l’allée de ceinture du parc jonchée de feuilles mortes, aurait-il sans doute découvert que toutes ses explications disertes durant cette conférence tenaient dans ce mot de ce gamin, « pourquoi », et se serait-il souvenu du nombre de pourquoi qu’un gamin pose et des trésors de langage nécessaires pour lui répondre, puis il en serait alors arrivé à ses propres pourquoi que lui, Bernard Victorri, directeur de recherches au CNRS en linguistique, à passer sa vie à formuler et explorer en utilisant le langage.

Conférence L’origine du langage donnée par Barnard Victorri en janvier 2014 dans le cadre de Les Ernest, 15 minutes pour changer notre vision du monde.

quand vient la nuit

la connaissance des arts ne saurait la satisfaire
pas plus que la liste officielle des spectacles
ou fumer de l’herbe
quand vient la nuit
elle vérifie l’effet de son gloss dans le tain des vitres
.
Paris, ligne 6

Image : Natural Pulchritude by fotomonta (Creative Commons Attribution Noncommercial-No Derivative Works 3.0 License) sur DeviantArt


Les poèmes de métro publiés ici sont regroupés sur le tag poemes-de-metro

La forme Poèmes de métro a été inventée par Jacques Jouet, membre de l’Oulipo.

Êtes-vous un (ou une) employé ?

Salary_vs_Enjoyment

Image by Jonas sur 2×2 – A Strategic Guide to Life under Creative Commons Attribution-NonCommercial 2.5 License.

personnages

cheveux blonds casquette à l’envers
pompes noires chaussettes noires et costard noir
mains tatouées lunettes sur la nuque besace Diesel
tresse torsadée en chignon téléphone dans une langue slave
chapeau melon écouteurs
en face dans le tain de la vitre ma propre image

les clowns

ce poème comporte quatre lignes de métro
la trois la quatre la un et celle-ci
on y a le goût de la discrétion
les clowns ne font plus rire du tout

métronome

ce matin quatre novembre le métro roule au ralenti
des ouvriers démontent les panneaux publicitaires dans les stations
les passagers sont obligés d’ouvrir eux-mêmes les portes
un bruit de ferraille revient sans cesse tel un métronome
évoquant le grincement des charrettes d’antan
au centre du wagon apparaît un jeune homme aux cheveux très longs barbe et moustache d’adolescent

.

personnages

      personnages.mp3

les clowns

      les_clowns.mp3

métronome

      metronome.mp3

Ligne 8, Paris

Les poèmes de métro publiés ici sont regroupés sur le tag poemes-de-metro

La forme Poèmes de métro a été inventée par Jacques Jouet, membre de l’Oulipo.