Lignes de vie - Gilles Bertin

Le monde était n’importe quoi et ça se voyait. À dix-neuf heures pétantes, Lévy est parti laissant esseulés une dizaine de ses groupies en tailleurs et costumes sombres. Ils ont continué à discuter entre eux – mais de quoi pouvaient-ils parler ?

La préface de Marie Desplechin est à la hauteur de cette intégrale des nouvelles de Katherine Mansfield, vibrante de sensibilité, profonde sans certitude, piquante de justesse… Son évocation de la poussière à propos de l’écriture de Katherine Mansfield l’une des plus belles métaphores de la littérature qui soit : « Je progressais dans ma lecture, séduite et abandonnée illico, sans parvenir à fixer le souvenir de ce que je venais de lire. J’avançais dans un brouillard d’impressions, dissipées aussitôt qu’approchées, et j’ai longtemps pensé qu’il m’en restait peu de choses. De la poussière. »