Pour un auteur, être publié est essentiel. Quand il s’agit d’une parution dans une revue comme Borborygmes, c’est un bonheur particulier. Car Borborygmes, revue semestrielle de création littéraire et graphique, mène depuis vingt numéros un travail constant de sélection et de publication soignées de textes et de travaux graphiques. Les textes sont très divers, de l’écriture de fiction à la poésie, avec beaucoup d’auteurs nouveaux — c’est une revue réellement ouverte !).
C’était la dernière du Prix Transfrontalier de la Nouvelle Brève après 20 années d’existence. In extremis pour en faire partie et figurer dans le recueil collectif édité à cette occasion par les Editions de la Vignaubière. J’ai ce bonheur avec ma nouvelle Mao.
Ma nouvelle Deux vies secrètes vient de paraître dans Leitmotive, recueil collectif, chez Jacques Flament Editions. Extrait : Vincent se leva. Enfila sa chemise sans la boutonner. S’accouda à la barre d’appui de la fenêtre et plongea la tête dehors. Le vent était d’une chaleur de brioche. Il cligna des yeux. Il était épuisé mais [...]
Nous étions enfants et ne comprenions rien à çà : l’argent !
Elle s’appelait Syrinx…
– …elle était belle, très belle. Presqu’autant que ta femme… Presque ! (Merk regarde Nikita qui nage) En ce temps-là – c’était bien avant Jésus – tout était mélangé : les dieux, les animaux, les hommes… des centaures, des demi-dieux, des sphinx, des minotaures…
Gary est laid. Crâne rasé et front bas, des yeux énormes de mouche, des épaules de hauteurs différentes, un torse de catcheur et un ventre bombé, mais sans graisse, que du muscle et, contredisant son torse, des jambes malingres, si poilues qu’elles en sont noires… on dirait les pattes des chèvres naines du zoo de Vincennes.
Il se désappe, largue son Armani, ses crocos Talaria et son slip Calvin Klein. Nu, il va mater son torse dans le rétro : il a horreur des poils et se fait épiler des épaules au pubis dans un salon pour femmes. Satisfait, il se la joue Tarzan à coup de poings sur sa poitrine. C’est bon de se sentir beau et fort comme un dieu. Surtout pour ce qu’il est venu faire ici.
Des applaudissements éclatent quand l’avion émerge de la couche nuageuse. Des jeunes à l’avant de la cabine. Ils ont vu la même chose que moi. L’aéroport en bas.
Mais moi je tourne de l’œil, je m’évanouis, je perds connaissance, je me barre loin de là. En vain, on ne saute pas d’un avion.
. Sur cette photo, ce sont mes deux grands-mères, elles marchent ensemble bras dessus bras dessous, c’est un jour de fête de famille, elles vont à la salle des fêtes, discutant. . Ma grand-mère paternelle a une canne, elle avance avec difficulté et ne sourit pas. Mon autre grand-mère a une tête de moins mais [...]
Suivez-moi avec ma tronçonneuse ! Elle coupe bien la garce. Modèle récent, fibres de carbone, batterie lithium-ion, ultra-légère. Avec elle je peux courir, monter, descendre ruelles et passages de la ville. Parce que, où j’opère, ça grimpe, c’est les pentes, la colline, l’ancien quartier canut, faut en être, 1831, 1834, 1848, ça vous dit quelque chose ?