Le maître est parti cueillir des herbes

Le maître est parti cueillir des herbesUn livre amène à un autre. Un roman de Hubert Haddad à un recueil de poèmes chinois. Le roman (d’une beauté !) est Le Peintre d’éventails sorti il y a peu chez Zulma, l’histoire d’un peintre japonais zen. Hubert Haddad a intégré à la narration un petit nombre de haïkus, assez pour donner envie d’en lire davantage (et pour moi, de rattraper un retard congénital…).

Chant des mille automnes
le monde est une blessure
qu’un seul matin soigne

Le recueil de poèmes chinois est Le maître est parti cueillir des herbes, une anthologie d’une centaine de poètes chinois sur une période d’une quinzaine de siècles, sous-titrée aux sources chinoises du haiku.

Su Tung po (1023-1089)

Il faut ne pas parler de ces poèmes, il faut seulement lire ce recueil, quelques pages chaque jour, lentement.

Tao Yuan ming (365-427)

Ainsi surgit chacun de ces haïkaï de Chine, un moment fugitif, l’esprit de son auteur clairvoyant, en accord au monde.

Lu Yu (1125-1210)

Ces poèmes sont traduits du chinois et arrangés par CHENG Wing fun & Hervé COLLET, la calligraphie de CHENG Wing fun. Comme les autres ouvrages de l’éditeur Moudaren, ce livre est un bel objet,

J’ouvre un livre
et me réjouis
devant la fenêtre lumineuse

(Lu Yu)

Le maître est parti cueillir des herbes, éd. Moudarren, 2001, ISBN n°2-907312-40-5

Le catalogue de Moudarren : http://www.moundarren.com/

Le Peintre d’éventails, Hubert Haddad, éd. Zulma, 2013, ISBN n°978-2-84304-597-4

 

Publié par

Gilles Bertin

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