Lignes de vie - Gilles Bertin

Archives pour 2010

Le fichier

Les deux vieilles dames sont assises dans la troisième rangée de fauteuils du wagon. L’une est manifestement un peu gaga, pas finie, elle a le corps tordu, comme souvent les déficients mentaux.

Pour vous donner le désir de la poésie de Nadia Le Roux, j’ai voulu extraire des pépites de son recueil Mauvais jeux. Mais bernique nique ! Dur dur d’en prendre un ou deux vers isolés. Sa poésie résiste au tronçonnage.

Infos pour suivre l’écriture de nos 24 nouvelles en direct sur le web pendant les 24 heures.

Nous serons 24 auteurs non (encore) édités à compte d’éditeur. Nous aurons 24 heures pour écrire en direct une nouvelle.

La carpe

La carpe est dégueulasse à manger, les enfants le savent. Seuls les gens de pays d’eaux sombres, écrirait Philippe Claudel, aiment la carpe.

Cinq pages ! Ce sera le plus petit livre de cette série « Petit mais costaud » ! Mais cinq pages qui dépassent le cadre de la peinture. Qui concernent aussi l’écriture de nouvelles.

Racines

Acheter des oeufs sur le chemin du retour. Où ? N’importe ! pourvu qu’ils aient un peu de duvet à la coquille, comme un visage d’adolescent, ou des traces de crotte. Demander au boucher de débiter deux ou trois bardes de lard salé en dés en discutant avec lui du contenu du panier ou – si giboulées – de ces giboulées pendant que la lame de son couteau tranche la couenne comme beurre. Dans une boulangerie dépourvue de portes automatiques, et là seulement, demander une couronne ou un bâtard. De quatre livres !

La Remorque est un livre fort, pudique et intime comme on imagine l’être un batelier. Son auteur, Bruno Poissonnier, l’a été. Son récit est juste. Et humain. Ce qui le distingue.

« …pourquoi ne pas imaginer, le 1er vendredi de chaque mois, une sorte d’échange généralisé, chacun écrivant chez un autre ? Suis sûr qu’on y découvrirait des nouveaux sites… ». Ainsi sont nés les vases communicants. Aujourd’hui, Marianne Jaeglé et Lignes de vie s’invitent réciproquement. Voici donc : Le cauchemar de Nathalie Dessay de Marianne [...]

Il y a de belles fêtes. Comme la fête du livre de Bron. Un rendez-vous avec les premiers rayons de soleil du printemps. Car chaque année, pour cette fête, il fait beau. Cette année, une cinquantaine d’écrivains invités. La fête du livre de Bron est une fête d’amoureux de la littérature.

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