Match Arnaud Fleurent-Didier / Superflu

Gros coup de coeur ce matin en entendant Arnaud Fleurent-Didier chanter. Ses textes s’insinuent dans une partie de ce que nous avons vécu d’intime entre parents et enfants ces 10, 20, 30 dernières années. Education, transmission, passage entre générations, bilan mitigé. Il se pose des questions. Il regrette. Inventorie. Ce que lui  ont donné ses parents. Il ne va pas jusqu’à aborder de front les thèmes barbelés de la vraie misère : perte d’emploi, de logement, rue, maladie. Il reste assez soft même si ses textes sont (potentiellement…) plus insidieux qu’ils n’en ont l’air. Et sur des musiques pop douces. Il devrait donc être aussi consensuel que Delerm. Avec son talent d’écriture et de composition, il  faut l’encourager à d’autres explorations.

Cette qualité d’écriture est l’occasion d’évoquer un groupe fort littéraire des années 90 qui lui n’a jamais accédé au succès très grand public, Superflu, aux chansons (entre autres d’amour) très nostalgiques. Dieu que j’ai aimé Superflu ! Si vous en avez l’occasion, procurez-vous leurs CD.

D’abord Superflu avec Et puis après on verra bien, puis France Culture, la chanson d’Arnaud Fleurent-Didier très tendance en ce moment. On y va :

Publié par

Gilles Bertin

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4 réflexions au sujet de « Match Arnaud Fleurent-Didier / Superflu »

  1. Beaucoup de nostalgie chez les deux. A-t-on le droit de dire que parfois, c’est l’humeur qui nous sied le mieux ? Il se trouvera bien quelques brise-boules pour dire que la nostalgie c’est réac :0)

  2. « Bô oui » comme dirait ma fille.
    Tu as raison, parfois ça fait du bien de se regarder dans ce miroir un peu graisseux.

  3. Beaucoup d’émotion et de retours en arrière heureux en regardant ces photos aux couleurs d’antan…

    Des choses graves non dites mais entendues entre les mots dits…

    Merci pour ces 2 découvertes !

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